Kaï-Chun Chang



Work


PAINTING
- My Mirror, Your Window

- Distant Lights Repeat on Mind
- Passage

PAPER WORKS
- Closed Eyes to See I
- Closed Eyes to See II
- Closed Eyes to See III

IMAGES
- Schema
- Gleams

COLLAGE
- Flux
- When Words Don’t Cross Anymore

News & Archives


Essays & Reviews


Books


Biography



Kai-Chun Chang is a Taiwanese artist based in Paris. His works span different media such as painting, collage and photography. His creation focusses primarily on the representation of light and space, and their subtle pictural relationship. 


In his paintings, with repeated crossovers formed by slow and gentle gestures, the diluted paint accumulates and embodies the different spectra of light.


 Working on the notion of screen, primary and refined forms appear in his works as pictorial spaces, whether they are epidermal and deep or floating and luminous. These forms are places that invoke fragments of memory and pure sensations. They appear as quiet interior landscapes who invite for contemplation.


News & Archives 


2020


A PALE VIEW OF HILLS

群山淡影

Duo show with CHANG Chun-Yi

September 11th - October 4th 2019, YIRI ART, TAIPEI




Artist Residency :
Musée Bernard Boesch

June - August at Musée Bernard Boesch
Le Pouliguen, France






Article de presse / Presse Océan (FR, 17 juillet 2020)

En quête de la lumière littorale






︎


Slide Marker

Solo exhibition

Article de presse / OUEST FRANCE ( FR, Samedi 18 janvier)
Kaï-Chun Chang expose à l'Amap


Originaire de Taïwan, le jeune artiste présente son travail à l'Académie malouine d'arts plastiques, jusqu'au 14 février.
À l'Académie malouine d'arts plastiques (Amap), la nouvelle exposition propose de découvrir le jeune artiste peintre, Kaï-Chun Chang.
Avec des études d'art débutées à Taïwan, d'où il est originaire, le jeune peintre a eu l'occasion d'intégrer une école d'art, à Bourges, il y a sept ans. « J'ai beaucoup apprécié l'école, la pédagogie et la culture française. »
Un diplôme national supérieur d'expression plastique obtenu à Paris, l'artiste dit de lui « qu'il collectionne la lumière dans le sens matériel et spirituel, pour mieux me comprendre et comprendre ma relation avec le monde ». Pour obtenir cette lumière dans ses peintures il travaillebeaucoup. « La réalisation est lente, avec beaucoup de couches de peinture acrylique très diluée. » Il est « comme un appareil photo avec une longue pause pour mieux absorber la lumière, le résultat est flou et devient la réalité pour moi », Il admire Francis Bacon, Henri Matisse, et est influencé par Marc Rothko et Agnès Martin. Il va poursuivre son-chemin d'artiste en France. Après une résidence aux Ateliers du Plessis-Madeuc, il p

art pour Saint Rémy-de-Provence puis La Baule.
Jusqu'au vendredi 14 février, exposition à l'Amap, 7, rue de Bonneville.





︎


2019


ON VIEW 

Collective exhibition

March 11 - 17 2019, VITRINE 65, Paris





︎


2018 


CE QUI RESTE ENTRE TEMPS

Solo exhibition

June 7 - July 7  2018 at Galerie l’Inlassable, Paris




(FR)

Bergson reconnaissait un artiste à sa capacité à voir la réalité nue et sans voile; La langue, ses mots, emprisonnent les objets dans leur forme visible usuelle et ordinaire. Le langage de Kai-Chun Chang, ses yeux, savent s’abstraire des conventions et saisir les strates et les nuances qui donnent aux choses leur consistance. Il se risque à un tête à tête avec soi, pour voir. L’artiste arpente l’espace nébuleux de son paysage mental et récupère des signes ça et là, dont sa main disperse les traces sur la toile. Il ne laisse que peu d’éléments perturber les étendues colorées qui se déploient sur ses toiles : sa peinture est épurée, pour laisser à la teinte l’espace de se révéler pleinement. Puisqu’il est toujours plus question de couleur que de forme, les limites s’effritent, deviennent poreuses.

Le tableau ne suffit pas toujours à contenir la couleur qui vient se répandre dans les marges que l’artiste aménage dans ses peintures, comprises dans la peinture et pourtant toujours au bord. Il arrive que la marge et le tableau se confondent totalement. Entre deux tableaux, on aperçoit le mur sur lequel ils sont accrochés. Il ne tend plus à disparaître mais s’intègre à la composition de la peinture qu’il vient ponctuer de respirations. Ces peintures contiennent certaines zones de couleur qui semblent avoir été découpées ou prélevées : elles sont les mystérieux échantillons d’un évènement pictural secret.

La couleur cherche des endroits où se loger dans les tableaux, quand elle délaisse les marges, elle se faufile, va se cacher derrière des couches de peinture transparente. Parfois elle ouvre des brèches qui soulignent davantage le contraste entre les surfaces plus ou moins miroitantes, texturées ou lisses et glissantes à force de ponçage. Commence alors un dialogue muet où le tableau est le théâtre des relations qui se tissent au sein de la matière picturale. Les subtils rapports d’éclat, d’opacité, donnent corps à des phénomènes d’ordinaire imperceptibles, comme les légers mouvements de la circulation de la lumière; Ramenés à la surface, ces phénomènes provoquent une confusion des sens qui rendent audible le tressaillement des couleurs et palpable l’éclat de la lumière.

La matière picturale se libère de son poids, jamais de sa densité. Elle est vibrante, toujours à la surface et pourtant enfouie au loin, elle irradie dans un ultime vacillement. Le geste disparait peu à peu, pas pour masquer son hésitation ou pour exprimer sa pudeur : il n’inscrit pas de marques ni de morsure mais libère une surface nue où les indices se déposent en silence. Les sous-couches s’accumulent sans confusion, ne mentent pas, mais font progressivement émerger ce qui compte.

La quête de l’harmonie au moment de l’exécution de sa peinture est une négociation silencieuse pour rendre l’air visible. Il apprivoise la surface de la toile, appréhende la matérialité délicate de cette peau pour y laisser entrer une lumière diffuse. C’est un travail minutieux et précis comme une caresse, qui dévoile un lieu dans l’étendue épidermique de la toile.

Le titre qu’il donna à son exposition de diplôme « Mon miroir, ta fenêtre » est très représentatif de son travail: Dans sa langue et à ses yeux, ses tableaux sont des miroirs; pour nous autres, ce sont des fenêtres. Les tableaux de Kai-Chun Chang sont des lieux de refuge, où l’on entre avec les yeux et dont la beauté console. Ils proviennent d’une émotion inouïe qui, dans sa générosité, s’offre aux regards et les envoûte.

Texte / Zélie Nguyen

︎


Identité - Photo Saint-Germain

Collective Exhibition 

November 6-24 2018 at Galerie l’Inlassable, Paris





︎


2017 


Mon miroir, ta fenêtre

Exhibition of diploma (DNSAP)

Decembre 15th 2017 at Beaux-arts de Paris





(FR) 

« De toute évidence, l’on pourrait dire de la peinture de Kai-Chun Chang qu’elle fait écran. Alors qu’elle semble figurer quelque chose que l’on croirait vide ou absent, elle fait en réalité palpiter l’œil et diffuse une lumière traversant autant l’espace que le temps dans leur épaisseur stratifiée. Quand fondent les images et les mots, air, couleur et lumière prennent le dessus, offrant, par un profond travail sur la surface et ce qu’elle contient, une picturalité abstraite qui persiste et fait advenir une matérialité qui occulte ou laisse transparaître, miroiter, (a)percevoir, dans une douce et vague vibration optique. Un exercice tout en nuances où s’interposent des surfaces de séparation à travers lesquelles filtre un regard tantôt absorbé, tantôt absent. « Mon miroir, ta fenêtre ». Je est-il un autre ? Bercée par un va-et-vient constant entre intérieur et extérieur, surface et profondeur, proche et lointain, opacité et transparence, la (con)fusion apparaît, et avec elle, une certaine métaphysique « picturaliste » dans ou au bord de laquelle se tiennent l’œil et l’esprit. »

Texte / Anne LouVicente