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Exposition personnelle
SLIDE MARKER, L’AMAP Saint-Malo
15 Janvier – 14 Février 2020

Article de presse / OUEST FRANCE (Samedi 18 janvier)
Kaï-Chun Chang expose à l’Amap

Originaire de Taïwan, le jeune artiste présente son travail à l’Académie malouine d’arts plastiques, jusqu’au 14 février.
À l’Académie malouine d’arts plastiques (AMAP), la nouvelle exposition propose de découvrir le jeune artiste peintre, Kaï-Chun Chang.
Avec des études d’art débutées à Taïwan, d’où il est originaire, le jeune peintre a eu l’occasion d’intégrer une école d’art, à Bourges, il y a sept ans. « J’ai beaucoup apprécié l’école, la pédagogie et la culture française. »
Un diplôme national supérieur d’expression plastique obtenu à Paris, l’artiste dit de lui « qu’il collectionne la lumière dans le sens matériel et spirituel, pour mieux me comprendre et comprendre ma relation avec le monde ». Pour obtenir cette lumière dans ses peintures il travaille beaucoup. « La réalisation est lente, avec beaucoup de couches de peinture acrylique très diluée. » Il est « comme un appareil photo avec une longue pause pour mieux absorber la lumière, le résultat est flou et devient la réalité pour moi », Il admire Francis Bacon, Henri Matisse, et est influencé par Marc Rothko et Agnès Martin. Il va poursuivre son-chemin d’artiste en France. Après une résidence aux Ateliers du Plessis-Madeuc, il part pour Saint Rémy-de-Provence puis La Baule.

Jusqu’au vendredi 14 février, exposition à l’Amap, 7, rue de Bonneville.


Résidence d’artiste Exposition collective
On View, Vitrine 65, Paris, 11 -17 Avril 201
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Commisariat : Henri Guette

L’œuvre d’art est toujours un fragment de monde, réel ou « mental », découpé selon une forme. Et quelle forme est plus indiquée pour cadrer le monde que la fenêtre ? À l’invitation du jeune commissaire Henri Guette, douze artistes se sont emparés d’une fenêtre illustre : celle que dessina Mallet-Stevens pour l’Hôtel des Roches Noires de Trouville, et qui fait partie des leitmotive d’une grande habituée des lieux, Marguerite Duras. Chacun s’est vu attribuer l’un des douze morceaux de la fenêtre ; cela lui dictait une forme. Pour le reste, liberté grande ! Il y a donc de quoi susciter la curiosité des visiteurs de la petite galerie « Vitrine 65 ». Ce que l’on pouvait espérer de meilleur est au rendez-vous : beaucoup de diversité, mais aussi toute une série de connexions, inattendues, qui relient souterrainement des œuvres conçues en toute indépendance, selon des techniques et des cultures visuelles très variées. 

Assez logiquement, pour évoquer une fenêtre ouvrant sur des ciels marins, plusieurs propositions se présentent en dominante de bleu. Aranthell joue avec délicatesse et humour sur le motif de la buée, tandis qu’à côté Simon Martin travaille sur les opacités et les transparences de la matière picturale qui à la fois dissimule et révèle un corps. Face à eux, Nathanaëlle Herbelin, dans une gamme de couleurs beaucoup plus sourde, donne à voir une fenêtre dans la fenêtre, étrange et vaguement inquiétante. Levant ou couchant, on ne sait, le bleu est mangé par le rose… Au premier regard, on n’échappe pas à la ronde de figures de Cécilia Granara, pleine de dynamisme, marquée par les traditions de l’Inde. Juste en-dessous, on en retrouve la palette dans la « prédelle » que Guillaume Linard-Osorio a réalisée en soufflant de la couleur dans les minces rainures d’un polycarbonate. Rose aussi, et pailletée, est la « Vierge patiente » de Fabio Romano ; même s’il est permis d’y distinguer un visage, c’est plutôt à la constellation qu’a pensé l’artiste, à ces lumières lointaines que l’on regarde la nuit, par les fenêtres. Rose enfin la « scène d’atelier » de Claire Vaudey, un jeu sur cet héritage de motifs, de formes, d’objets qui participent au mythe de l’artiste, tout comme dialogue avec la séculaire règle de perspective le carré de Johann Larnouhet.

Par la vigueur de ses tons chauds, le grand panneau de Christine Safa fait imaginer des voyages vers des ailleurs plus lointains (India Song…). Henri Guette a choisi de le faire dialoguer avec un étonnant travail à l’encre sur verre de Justin Weiler, dont les effets de matière sont fascinants. Les noirs de Weiler répondent à la bordure noire encadrant un grand blanc de France Parsus, comme une fenêtre ouverte sur le rêve. Comment ne pas couronner l’édifice par une apothéose de lumière ? Telle est la belle contribution de Kai-Chung Chang, sous la forme d’une grande arcade de technique mixte faisant le « portrait » d’une lumière glorieuse, dorée. Partant d’un projet original et brillant, créant pour quelques jours un groupe éphémère sans autre lien que le hasard heureux des rencontres et les idiosyncrasies du goût, On view mérite d’être regardée avec le même soin qui a présidé à sa conception.

Par Alain Rauwel 


Résidence d’artiste
Ateliers du Plessix-Madeuc, Dinan, France
7 Janvier – 7 Avril 2019

avec Raphaëlle Peria

Kai-Chun Chang est né en 1989 à Taipei (Taïwan), il vit et travaille à Paris, a été diplômé de l’Ecole des beaux arts de Paris en 2017. Kai-Chun Chang travaille la photographie et la peinture. Ici, il s’est concentré sur le médium de la peinture, profitant pleinement de l’atelier mis à sa disposition. Il peint à l’acrylique sur toile, la matière est très diluée, la toile devient le support d’une accumulation de teintes colorées, parfois poncées ou supprimées par le contact avec d’autres supports. Dans son atelier, il conserve différents types de papiers, plastiques, tissus, qui ont gardés les traces de leurs rencontres avec le support. L’artiste compose des peintures abstraites, privilégiant le rapport à la couleur, en superposition, en transparence vers de nouvelles représentations de l’espace et de la lumière. Au travers de la peinture, des motifs qu’il intègre (Fortune, 2019), la lumière est omniprésente rappelant le lien à la photographie noir et blanc et le cyanotype (Jardin d’hiver, 2019). La série Fortune est inspirée par les changements météorologies fréquents en Bretagne, tandis que Jardin d’hiver est marqué par l’apparition de simulacres des végétaux, disparus en période hivernale. Au fil de son séjour, les couleurs recherchées ont évolué, passant des nuances de gris de l’hiver aux couleurs plus douces et chaudes du printemps. Kai-Chun Chang présente deux séries comme une ode à la nature et sa multitude de couleurs.


Exposition collective – Photo Saint Germain
Identité, Galerie l’Inlassable, Paris
6 – 24 Novembre 2018

Artistes exposés : Kai-Chun Chang, Caroline Corbasson, Stephen Dean, Anne Deleporte, Gisèle Freund, Ren Hang, George Méliès, Andrea Montano, Eadweard Muybridge, Winnie Mo Rielly


Exposition personnelle
Ce qui reste entre temps, Galerie l’Inlassable, Paris
7 Juin – 7 Juillet 2018

Bergson reconnaissait un artiste à sa capacité à voir la réalité nue et sans voile; La langue, ses mots, emprisonnent les objets dans leur forme visible usuelle et ordinaire. Le langage de Kai-Chun Chang, ses yeux, savent s’abstraire des conventions et saisir les strates et les nuances qui donnent aux choses leur consistance. Il se risque à un tête à tête avec soi, pour voir. L’artiste arpente l’espace nébuleux de son paysage mental et récupère des signes ça et là, dont sa main disperse les traces sur la toile. Il ne laisse que peu d’éléments perturber les étendues colorées qui se déploient sur ses toiles : sa peinture est épurée, pour laisser à la teinte l’espace de se révéler pleinement. Puisqu’il est toujours plus question de couleur que de forme, les limites s’effritent, deviennent poreuses. Le tableau ne suffit pas toujours à contenir la couleur qui vient se répandre dans les marges que l’artiste aménage dans ses peintures, comprises dans la peinture et pourtant toujours au bord. Il arrive que la marge et le tableau se confondent totalement. Entre deux tableaux, on aperçoit le mur sur lequel ils sont accrochés. Il ne tend plus à disparaître mais s’intègre à la composition de la peinture qu’il vient ponctuer de respirations. Ces peintures contiennent certaines zones de couleur qui semblent avoir été découpées ou prélevées : elles sont les mystérieux échantillons d’un évènement pictural secret.

La couleur cherche des endroits où se loger dans les tableaux, quand elle délaisse les marges, elle se faufile, va se cacher derrière des couches de peinture transparente. Parfois elle ouvre des brèches qui soulignent d’avantage le contraste entre les surfaces plus ou moins miroitantes, texturées ou lisses et glissantes à force de ponçage. Commence alors un dialogue muet où le tableau est le théâtre des relations qui se tissent au sein de la matière picturale. Les subtils rapports d’éclat, d’opacité, donnent corps à des phénomènes d’ordinaire imperceptibles, comme les légers mouvements de la circulation de la lumière; Ramenés à la surface, ces phénomènes provoquent une confusion des sens qui rendent audible le tressaillement des couleurs et palpable l’éclat de la lumière. La matière picturale se libère de son poids, jamais de sa densité. Elle est vibrante, toujours à la surface et pourtant enfouie au loin, elle irradie dans un ultime vacillement. Le geste disparait peu à peu, pas pour masquer son hésitation ou pour exprimer sa pudeur : il n’inscrit pas de marques ni de morsure mais libère une surface nue où les indices se déposent en silence. Les sous-couches s’accumulent sans confusion, ne mentent pas, mais font progressivement émerger ce qui compte. La quête de l’harmonie au moment de l’exécution de sa peinture est une négociation silencieuse pour rendre l’air visible. Il apprivoise la surface de la toile, appréhende la matérialité délicate de cette peau pour y laisser entrer une lumière diffuse. C’est un travail minutieux et précis comme une caresse, qui dévoile un lieu dans l’étendue épidermique de la toile.

Le titre qu’il donna à son exposition de diplôme « Mon miroir, ta fenêtre » est très représentatif de son travail: Dans sa langue et à ses yeux, ses tableaux sont des miroirs; pour nous autres, ce sont des fenêtres. Les tableaux de Kai-Chun Chang sont des lieux de refuge, où l’on entre avec les yeux et dont la beauté console. Ils proviennent d’une émotion inouïe qui, dans sa générosité, s’offre aux regards et les envoûte.

Texte / Zélie Nguyen


Prix / Exposition collective
Novembre à Vitry 2018, Vitry sur Seine
18 Novembre – 16 Décembre 2018


Exposition collective
Felicità 18, Beaux-arts de Paris
28 Juin – 24 Juillet 2018

« De toute évidence, l’on pourrait dire de la peinture de Kai-Chun Chang qu’elle fait écran. Alors qu’elle semble figurer quelque chose que l’on croirait vide ou absent, elle fait en réalité palpiter l’œil et diffuse une lumière traversant autant l’espace que le temps dans leur épaisseur stratifiée. Quand fondent les images et les mots, air, couleur et lumière prennent le dessus, offrant, par un profond travail sur la surface et ce qu’elle contient, une picturalité abstraite qui persiste et fait advenir une matérialité qui occulte ou laisse transparaître, miroiter, (a)percevoir, dans une douce et vague vibration optique. Un exercice tout en nuances où s’interposent des surfaces de séparation à travers lesquelles filtre un regard tantôt absorbé, tantôt absent. « Mon miroir, ta fenêtre ». Je est-il un autre ? Bercée par un va-et-vient constant entre intérieur et extérieur, surface et profondeur, proche et lointain, opacité et transparence, la (con)fusion apparaît, et avec elle, une certaine métaphysique « picturaliste » dans ou au bord de laquelle se tiennent l’œil et l’esprit. »
Anne LouVicente 


Exposition personnelle
Images à profil perdu, Galerie Paris Horizon, Paris
24 Mars – 14 Mai, 2016

© Chang Kai-Chun